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À vau-l'eau

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Extrait 1
Extrait 2
Revue de presse

Page 185

    J’ai pleuré 777 fois, hi hi, j’ai soupiré 77 fois, allez hop là, j’ai été malade 17 fois, merde, j’ai jonglé avec des notions concrètes, avec des notions abstraites, je n’ai pas de velléités, mais je sens comme un début d’inquiétude. Suis-je toujours en transe télépathique ? L’écrit, la fantaisie, le réel + la biologie leur appartenant, sur le plan psychologique, ne font point abstraction de mes propres émotions et soucis ? Il est clair qu’entre moi-de-l’écrit et moi-du-téléphone et moi-de-la-mémoire-racontée existent des liens d’un type spécial. Les réactions de gêne par rapport à ma propre personne, la stupéfaction et l’anxiété étouffent mon intention de confesser naturellement, simplement.
On me prépare un programme désagréable, dans la page écrite. Je m’habitue à la fatigue, au besoin d’amour, aux dépenses journalières. Trop de sucreries, trop de papier, crayons, médecins, médicaments. Mon double consent à ce que la reconstitution par la description fasse des courbettes à la poétisation injustifiée. Je lisse la page blanche, je la prépare à dessein, je suis seule et sûre. C’est pour cela, en fait, que je ne suis seule que par rapport à mon ombre, avec le reste de ma troupe, qui s’appelle moi.
Et si je m’arrêtais brusquement, si je n’écrivais plus ?



 
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