Un peu couci, mais finalement couça Imprimer
Lundi, 12 Décembre 2011 12:21

Week-end en demi-teinte pour le festival du livre d’Île-de-France de Mennecy. Cela ne commençait pas au mieux en ce samedi 10 décembre, puisque des deux livres arHsens en lice pour l’un des prix, aucun n’était primé. Un résultat d’autant plus décevant que de l’aveu même de certains membres du jury – dont nous tairons le nom –, Comment devenir guerrier massaï gardait toutes ses chances jusque dans la dernière ligne droite. Principal défaut du roman d’Éric Gilberh : son histoire ? son style ? Que nenni. Coiffé au poteau par des livres dont nous ne nions évidemment pas les qualités, Massaï – comme nous l’appelons affectueusement entre nous – n’a pourtant apparemment malheureusement pâti que de la notoriété (de l’absence de notoriété, s’entend) de son éditeur. Sur 26 romans, 13 provenaient de 8 maisons dites « grandes ». Trois raflent la mise : Callman-Lévy, Albin Michel et Robert Laffont. À quand une lecture anonyme des textes par les jurys littéraires, sur des supports ne mentionnant ni le nom de la maison d’édition ni celui de l’auteur, histoire d’éviter tout malentendu ? Sans doute jamais, il faut croire que des enjeux qui nous dépassent sont en œuvre.

La suite de la journée ne devait pas nous procurer beaucoup plus de satisfaction. Vidé de tout public après la remise des prix et en l’absence du parrain de la manifestation, Gonzague Saint Bris, qu’un message vidéo enregistré remplaçait tant bien que mal (plutôt mal), le complexe municipal Alexandre Rideau prenait des allures de ville fantôme où erraient quelques silhouettes d’auteurs et d’éditeurs plus ou moins désœuvrés. (Cliquez sur les images pour les agrandir.)

Résultat des courses en cette première journée : pas un livre vendu, et un sentiment de frustration malgré la présence toujours aussi amicale de Frédéric Mouchet venu de Toulouse présenter sa Soupe au formol, comme à chaque fois que nous l’avons sollicité. L’espoir, malgré tout, demeurait : demain sera un jour meilleur.

Et ce fut le cas ! (Comment cela ça ne pouvait pas être pire ? Vous êtes durs !) Rejoints en cette seconde journée par Éric, qui avait dû s’éclipser prématurément la veille pour raison professionnelle, de même que l’auteur de La Fumée qui gronde, Philippe Zaouati, Éric, donc, connu en ces contrées comme le loup blanc ou presque, nous valait nos premiers visiteurs et notre première vente. Pris par l’émotion, nous immortalisâmes la scène. La machine était lancée, le poignet échauffé, il n’en fallait pas plus pour que les choses s’emballent.

Frédéric et Éric Dédicaces simultanées

 

Non, là c’est moi qui m’emballe. Mais sans aller jusqu’au paroxysme d’un Julien Lepers vendant son livre à la foire de Brive, les curieux attirant les curieux, Frédéric et Éric réalisaient l’exploit d’avoir à dédicacer chacun leur livre en même temps – et je jure que la photo n’est pas pipeautée pour la beauté du geste, le couple qui se trouvait de l’autre côté de la table a véritablement acheté et La Soupe, et Massaï ! Quelques heures plus tard, nous nous quittions finalement satisfaits de la journée, si ce n’est du week-end, prêts à remettre ça à la première occasion.
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