Le Maître noyeur
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Le Maître noyeur
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Un roman de Bruno Giroux

256 pages; ISBN: 978-2-916236-03-2

« Encore un cadavre, et cette fois juste en bas de chez moi. Ça commençait à faire un peu beaucoup de morts pour un seul homme.

J’ai quand même fini par appeler les flics. Je voyais mal ce que je pouvais faire d’autre. Les deux types de la dernière fois sont arrivés. J’ai pas eu de mal à les reconnaître. Eux non plus d’ailleurs. Deux morts en une semaine et la même personne qui les trouve, ça devenait suspect. Soit j’avais une baguette de sourcier pour débusquer les macchabées, soit c’est moi qui les butais ! »

€18.00

 

 

Patrick Cailloux est un maître nageur comme les autres : Q. I. d’un ficus (c’est lui qui le dit), lunettes de soleil et pectoraux saillants. Un brin bagarreur, vaguement misogyne, intolérant juste ce qu’il faut, sa vie s’écoule entre les vieux de l’aquagym, les rappeurs qui prennent sa piscine pour un studio d’enregistrement, son chat et ses conquêtes d’un soir. Pourtant, quand les cadavres commencent à s’entasser autour de lui, la police devient suspicieuse… Parce qu'un mort dans une piscine, c'est un accident ; deux morts, c'est une coïncidence ; trois morts et plus, ça cache forcément quelque chose.

Cynique et amusé, Bruno Giroux nous offre avec
Le maître noyeur un suspens habilement mené qui fait éclater l’image conventionnelle de la piscine pour construire un univers trouble où les jalousies et les rancœurs vont bon train.

 

 

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Pourquoi écrire un roman où l'ensemble de l'action se situe dans des piscines ?

La raison fondamentale pour laquelle j'ai choisi d'écrire un polar est d'ordre affectif. La natation constitue mon vecteur de vie depuis plus de vingt ans. Il était donc naturel que, fréquentant assidûment et sous toutes ses formes le milieu de la piscine, j'aie eu envie de le mettre en scène lorsque j'ai eu le sentiment d'avoir récolté assez d'informations de tous ordres, mais aussi d'avoir pris suffisamment de recul.

Quels objectifs poursuiviez-vous ?

Je voulais à la fois m'amuser et divertir mon lecteur en me moquant des clichés qui entourent la profession de maître nageur, l'envers du décor, les autres facettes du métier quele public ne voit pas. après un premier roman, qui relevait davantage d'un récit poétique, l'identification au maître nageur était aisée pour moi. Elle me permettait d'entrer facilement dnas le personnage, et d'utiliser la face cachée de la vie en piscine à la fois pour lui rendre hommage, faire rire et mettre en évidence la force des émotions et des sentiments qui y bouillonnent et dérapaient souvent très vite. Ainsi est né Le maître noyeur, croisement d'une analyse sociologique inattendue et d'un roman noir, le tout sur fond de cynisme à la Boris Vian mais assaisonné malgré tout d'une pointe de romantisme à travers l'histoire de Patrick et Katia.

Comment avez-vous élaboré votre scénario ?

J'ai conçu tout d'abord la dernière scène du roman, le dénouement, et j'ai tiré ensuite les fils qui m'y amenaient, en ne perdant jamais de vue la piscine véritable triangle des Bermudes, fascinant, inquiétant dévorateur. Cela m'a conduit à un scénario complexe où les personnages se dévoilent un à un et où l'on trouve un jeu de rappel interne et externe. Interne à travers le système de reflets : Walter double inversé de Cailloux ; Jeannot, image possible d'un Cailloux sans Katia. Externe par le biais des allusions multiples à la littérature : Victor Hugo, et notamment Ruy Blas, "le ver de terre amoureux d'une étoile", Céline pour l'aspect subversif et l'écriture syncopée.

Propos recueillis par Anne-Elisabeth Liebmann
pour la revue Natation magazine

 


Le public entre maintenant au petit trot. D’abord les vieux. Huit heures pile ! L’heure de la retraite a sonné. Toujours les mêmes et toujours à l’heure. L’œil sur la montre. Pas intérêt à ouvrir en retard avec eux… Exigeants avec ça. Faut voir comme ils brandissent leur carte vermeil à l’entrée… Ah oui ! Elle est loin l’image du vieillard digne qui décline poliment dans un coin sans emmerder personne. Ici les vieux sont vieux, sans gêne et accaparants. Ils viennent juste pour se tremper le cul comme à Lourdes. Une façon de reculer la déchéance !

 

 


 

Un maître nageur, ça trompe énormément. C’est institutionnel. Le sexe est la principale mamelle de la profession. Et moi, ben j’fais comme les copains. Ni plus, ni moins. J’apporte ma pierre à l’édifice. Je développe le cliché. Je suis une victime du devoir.

Publier des livres, c’est bien, mais ce n’est pas le tout : encore faut-il les faire connaître pour leur offrir la renommée qu’ils méritent. Cela passe non seulement par une communication aussi complète que possible auprès des médias, mais également par la participation à des manifestations telles que salons, festivals et séances de dédicaces.

Voici un aperçu de ce qui a été fait et dit au sujet du Maître noyeur avec, en guise de hors-d'œuvre, un extrait de la très agréable lettre envoyée le 4 octobre 2006 par monsieur Dominique Baudis, ancien président du CSA, maire de Toulouse de 1983 à 2001, à Bruno Giroux:

"[…] je tenais à vous dire tout l'intérêt que j'ai trouvé non seulement au récit qui se déroule dans une ville à laquelle je suis très attaché et dans un style qui m'a fait souvent penser au talent de Frédéric Dard. Vous savez admirablement détourner les mots et forger ainsi une langue originale et pleine de caractère."

Pour voir les articles dans leur intégralité, cliquez sur le logo.
« La narration est piquée avec tact. Les situations cocasses sont dépeintes avec précision. Le scalpel est cinématographique. […] La mayonnaise prend dès le premier chapitre. » [21 août 2006]
« Pas besoin de bouée pour nager dans l'univers de Bruno Giroux. Il y flotte une ambiance agréable où l'humour n'est pas noyé dans les méandres de son récit. » [18 septembre 2006]
Sélection « On aime » du TV Magazine Guadeloupe [Semaine du 24 au 30 mars 2007]
« Bruno Giroux a débuté sa carrière en qualité de maître nageur. […] Son deuxième roman, Le Maître noyeur, a révélé les talents d'un jeune écrivain qui nous livre une chronique de petits meurtres annoncés… […] Cette fiction est le mélange de deux styles : le roman noir et le style parodique qui sollicite le bonheur. Ce thriller est raconté avec un humour décapant. » [samedi 29 et dimanche 30 septembre 2007]
« [Bruno Giroux] se lance désormais dans l'écriture de romans. Bien lui en a pris, car son dernier ouvrage, Le Maître noyeur, est une belle réussite. […] La narration est piquée avec tact. Les situations cocasses sont dépeintes avec précision. Le scalpel est cinématographique. La caricature du maître nageur y est tordante. Un polar surprenant à découvrir sans faute. » [Magazine Coureurs d'écume, avril-juin 2008]
[France3, 11 janvier 2010]
[Magazine Besançon votre ville, février 2010]
Séances de dédicaces 31 mars 2007, La Boutique du livre, Les Abymes (Guadeloupe).
24 avril 2010, Librairie Camponovo, Besançon [Lire l'actu].

 

 

Commentaires   

 
0 #15 Denis d-m-Y H:i
2ème claque! j'ai autant aimé que Noces d'Airain et c'est plus long! j'adore toutes ces expressions françaises détournées de leur contexte par un mot, une lettre.

Une grande écriture et un plaisir à lire
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0 #14 Lecteur d-m-Y H:i
Dans la présentation :
"Il était donc naturel que, fréquentant assidûment et sous toutes ses formes le milieu de la piscine, j'ai eu envie (...)
j'aie et non j'ai : subjonctif !
De grâce, ne vous noyez pas dans l'étang...
Réponse : tout à fait exact, merci.
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0 #13 marco d-m-Y H:i
lisez aussi le TIBETAIN si vous aimez la natation

pour le maitre noyeur indispo shez amazon à voir chez alapage
Réponse : l'indisponibili té n'a duré que quelques jours, le temps du référencement suite à notre changement de diffuseur/distr ibuteur.
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0 #12 Françoise d-m-Y H:i
Qu'on aime ou pas les polars, qu'on aime ou pas les piscines, c'est une sacrée expérience que de lire le roman de Bruno Giroux : plongée en apnée dans un microcosme bien concret, où l'on frôle des ombres, d'autant plus effrayantes qu'elles sont familières... Dans la tête d'un maître nageur, quel rôle joue la peur de l'eau ?
Mais l'auteur ne nous laisse pas nous apesantir : les mots sont comme pulvérisés dans de grands éclats de rire, tour à tour amoureux, sardoniques, libérateurs... c'est bien mené et c'est très drôle. Les questions, c'est pour après, quand on a refermé le livre... A quand le prochain ?
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0 #11 Atika d-m-Y H:i
Une histoire où l'on se retrouve tous un peu par bien des aspects, la piscine et son ambiance, les personnages, l'amour...J'ai dévoré ton livre, tenue par le supens, par les scènes biscornues où l'humour est de mise et une écriture fluide qui se laisse boire.
Bravo !
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0 #10 Anne de Sainte-Anne d-m-Y H:i
Bain d'humour avec cascades de jeux de mots pour une histoire où le narrateur, macho assumé, au niveau culturel limité à la profondeur du petit bain, raciste comme tout le monde, égoïste comme beaucoup, nous devient sympathique malgré lui (et surtout malgré nous !)grâce à une histoire d'amour qui le sauve d'une totale dérive affective. Joli travail sur le choix des prénoms et patronymes, le sens de celui du "héro" nous est révélé au moment du dénouement. Un livre à déguster bien frais et à petites gorgées !
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0 #9 Christine de Toulouse la rose d-m-Y H:i
Rien que le titre donne à réfléchir, on se dit (souvenir perso de séance piscine) que quelquefois les MNS n'arrivent pas aussi vite qu'on le voudrait. Quand au livre lui même le style rappel F.Dard ( argot, bagout, ironie, mysoginie...)le suspens F.Vargas ( où veut il en venir avec ces morts qui se succédent?) étonnant dénouement, on n'attendait pas ce beau gars sympa, la fin m'a laissé surprise un peu livré à moi même, je vais relire et je reviendrai vous dire ( j'avais du mal à poser le livre, je lisai jusqu'aux yeux qui se ferment)j'ai du lire un peu vite la fin, bon même le bouquin, ah le bougre faut dire qu'il est prenant!!!!
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0 #8 Jean-Noël d-m-Y H:i
Non non je ne suis pas maître nageur moi-même mais j'ai beaucoup apprécié l'intrigue et le style. Par certains côtés Bruno me fait penser à Frédéric Dard (San-Antonio) et l'idée d'une série de meurtres dans une piscine est une idée qui a rarement été exploitée il me semble et qui a le mérite de mettre en lumière une profession méconnue.
Vivement un nouvel opus !
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0 #7 Laurent Gainza d-m-Y H:i
Les poumons rotent, les bébés stridulent, les mots s'amusent d'eux-mêmes, et les situations les plus loufoques sont mises en musiques avec un brio décoiffant. Non, ce n'est pas qu'un polar. C'est aussi une comédie légère et décalée, une satire sociale décapante, une love story croustifondante ... Les phrases sont courtes, claquent comme des petits coups de martinet contre l'ennui.
Ça donnerait presque, j'ai bien dit presque, envie d'aller à la piscine.
C'est tout dire.
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0 #6 Holger d-m-Y H:i
Un roman fort, charismatique et inattendu!
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