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Quels objectifs poursuiviez-vous ?
Je voulais à la fois m'amuser et divertir mon lecteur en me moquant des clichés qui entourent la profession de maître nageur, l'envers du décor, les autres facettes du métier quele public ne voit pas. après un premier roman, qui relevait davantage d'un récit poétique, l'identification au maître nageur était aisée pour moi. Elle me permettait d'entrer facilement dnas le personnage, et d'utiliser la face cachée de la vie en piscine à la fois pour lui rendre hommage, faire rire et mettre en évidence la force des émotions et des sentiments qui y bouillonnent et dérapaient souvent très vite. Ainsi est né Le maître noyeur, croisement d'une analyse sociologique inattendue et d'un roman noir, le tout sur fond de cynisme à la Boris Vian mais assaisonné malgré tout d'une pointe de romantisme à travers l'histoire de Patrick et Katia.
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Comment avez-vous élaboré votre scénario ?
J'ai conçu tout d'abord la dernière scène du roman, le dénouement, et j'ai tiré ensuite les fils qui m'y amenaient, en ne perdant jamais de vue la piscine véritable triangle des Bermudes, fascinant, inquiétant dévorateur. Cela m'a conduit à un scénario complexe où les personnages se dévoilent un à un et où l'on trouve un jeu de rappel interne et externe. Interne à travers le système de reflets : Walter double inversé de Cailloux ; Jeannot, image possible d'un Cailloux sans Katia. Externe par le biais des allusions multiples à la littérature : Victor Hugo, et notamment Ruy Blas, "le ver de terre amoureux d'une étoile", Céline pour l'aspect subversif et l'écriture syncopée.
Propos recueillis par Anne-Elisabeth Liebmann
pour la revue Natation magazine
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