La Fumée qui gronde Imprimer
Collection Blanche
Vendredi, 15 Avril 2011 12:00

Un roman de Philippe Zaouati
208 pages; ISBN: 978-2-916236-14-8
Couverture

« Laissant libre cours à ma mégalomanie habituelle, je me suis convaincu sans peine que nous subissions, le monde capitaliste et moi, les répliques des mêmes secousses lointaines. La tectonique des économies s’enchevêtrait à celle des sentiments. Mon divorce, mon incapacité à renouer depuis des relations amoureuses normales et la crise des subprimes découlaient d’une cause commune : l’onde de choc des attentats du 11 septembre. »

€17.00

 

 

Face à une crise majeure, il est rassurant et confortable de pointer du doigt un responsable. Inquiète du scandale des subprimes et de la déroute financière qui s’ensuivit, ulcérée par la découverte du jeu dangereux joué par Jérôme Kerviel et l’escroquerie de Bernard Madoff, la société désigna dans son infinie sagesse le coupable du désastre : le Banquier était devenu « l’homme à abattre », sans distinction de rôle ni de degré d’implication, du simple employé aux patrons, filous ou non.
Que se passe-t-il dans la tête d’un golden boy porté au pinacle pendant deux décennies, considéré comme l’exemple même de la réussite sociale, et que l’on accuse soudain de tous les maux jusqu’à se réjouir de sa chute ?
Que reste-t-il à un homme qui a construit son existence sur la domination, l’argent, l’apparence, et qui se retrouve du jour au lendemain humilié, jeté à la porte devant les caméras de télévision avec une boîte en carton dans les bras ?
Face à la débâcle de sa vie, Emmanuel est contraint de se poser des questions qui ne l’ont jamais effleuré auparavant Il se surprend à mesurer le prix de ses sacrifices et de ses renoncements. A-t-il choisi la bonne voie ? Est-il heureux ? L’issue de cette course folle aux profits et au pouvoir n’était-elle pas fatale ?
Et surtout : que faire maintenant ?
À la crise financière fait écho la sienne, les doutes existentiels de la quarantaine. Le choc sera-t-il salutaire ? Tourné vers son passé pour y deviner ce que sera son avenir, il cherche les réponses dans une fuite improvisée au goût de sauve-qui-peut.

Plongé au coeur de la tourmente financière dès ses prémices du fait de sa position de cadre dirigeant d'une grande banque française, Philippe Zaouati évoque dans ce roman d'une parfaite justesse de ton les doutes nés du fiasco d'un système, et les répercussions psychologiques que peut entraîner une si brutale remise en cause des fondements d'une existence, liée à un lynchage médiatique en règle.

 

 

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« Innover coûte que coûte, complexifier les produits à outrance pour capter des marges encore plus confortables, chercher les revenus jusqu’aux limites des risques acceptables, jusqu’aux confins de l’éthiquement correct, telle était la passion qui lui valait chaque année de recevoir des bonus de plusieurs millions de dollars. Daniel était un exemple pour nous tous.

Lequel de mes jeunes collègues, à peine dépucelé de la fièvre des marchés, n’avait-il pas fantasmé sur son salaire stellaire, ses costumes de marque, ses voitures de sport et ses titres de gloire. Sans parler bien sûr de ces jeunes femmes en jupes courtes et talons hauts, plus aguichantes les unes que les autres, hypnotisées par sa confiance en lui et sa réussite, et qui se succédaient à son bras dans les soirées chic et décadentes des héros de la City.
Une victime collatérale du vent de l’Histoire. Voilà ce qu’il était désormais. La première d’une longue liste. Dans le monde de l’après Lehman, être banquier allait devenir une tare. Qu’il semblait loin le temps merveilleux ou les golden boys faisaient rêver, que dis-je, crever de jalousie, dans les dîners en ville. Cette époque bénie ou Goldman, Lehman ou Morgan Stanley sonnaient comme des sésames devant les portes secrètes de tous les lieux branchés et fonctionnaient comme des armes de séduction massive. Mieux valait ne plus avouer cette activité dans son curriculum vitae et oublier de sortir de sa poche les cartes de visite aux lettres d’or entachées de crise, de faillites, de bilans mensongers et de créances pourries. Le temps de la disgrâce était venu.  »


Publier des livres, c’est bien, mais ce n’est pas le tout : encore faut-il les faire connaître pour leur offrir la renommée qu’ils méritent. Cela passe non seulement par une communication aussi complète que possible auprès des médias, mais également par la participation à des manifestations telles que salons, festivals et séances de dédicaces.
Voici un aperçu de ce qui a été fait et dit au sujet de La Fumée qui gronde.

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Le trader, personnalité pourrie par le fric et l'appât du gain? C'est bien un peu ça que relate l'auteur de "La fumée qui gronde". Reste qu'il ne bascule ni dans la compassion à deux balles (après tout, c'est la faute de la société, hin-hin), ni dans la condamnation sans sommation (après tout, c'est la faute de cette clique de négociants casse-cou). Pour éviter l'écueil, il choisit de peindre une tranche de vie d'un personnage principal traumatisé par les événements du 11 septembre 2001, mais aussi fondamentalement attaché à des valeurs bien terre-à-terre, même s'il n'est pas très doué pour faire valoir cet attachement. Ainsi ce roman fait-il alterner des pages froidement bancaires et financières et des passages où la vie familiale et l'existence du coeur prennent le dessus. Et c'est de ce parallélisme, lourd de tensions, entre la prison du succès bancaire et l'aspiration à une vie quand même humaine que naît la force de ce roman. Blog Fattorius [mai 2011]
La fumée qui gronde est un savant mélange de fiction et de crise financière malheureusement bien réelle. Le mélange est à tel point réussi qu’on en arrive à oublier que les personnages et leurs histoires sont fictifs.[…] Philippe Zaouati sait de quoi il parle, et j’ai particulièrement apprécié les quelques remarques concernant le « tout capitalisme » de notre société. Les agents littéraires [4 juin 2011]
Mettre la crise des subprimes et la faillite de Lehman Brothers à la portée de tous. C'est le pari vraiment réussi de l'auteur. Nous n'aurons pas de termes techniques loin de là mais on sent bien, que sous le couvert de l'histoire de cet homme, il y a une très bonne documentation des méandres de la finance. Personnellement, je n'ai absolument pas lâché ce roman. Pourtant je ne suis pas une habituée. Pas de sang, pas d'hémoglobine mais j'aime, plutôt j'adore quand les personnages sont disséqués de cette façon psychologique. […] Le style de l'auteur est agréable, chaque mot est à sa place. Les mots coulent de source, sans intransigeance. Blog d'Angélita M [18 juin 2011]
Ce roman, est la révélation d’une plume, et la démonstration que l’on peut-être banquier et littéraire. Une construction simple mais efficace, des chapitres savamment dosés que l’on enchaine sans voir le temps passer, une écriture riche et maitrisée. Blog Sophielit [29 juin 2011]
Un roman a découvrir même si comme moi vous ne suivez pas assidument l'évolution du CAC40, vous en apprendrez toujours un peu plus sur ce monde de l'argent roi qui nous tient qu'on le veuille ou non. Une lecture facile car le style est fluide (pas trop de termes techniques, mais des images bien pensées pour les néophytes). C'est le parcours de cet homme qui traverse la tourmente au coeur du cyclone. C'est donc un récit financier, mais avec l'homme comme monnaie d'échange. Blog Espace temps libre d'Emeralda [23 juillet 2011]
Toute la partie analyse de la crise, critique du traitement de l’information est passionnante, fouillée et très intelligente. […] Pour exemple, vous ne trouverez pas dans n’importe quel livre un lien entre 11 septembre et la crise de 2008. À écouter les médias, on a toujours l’impression que finalement, cela nous est tombé dessus comme cela […] mais franchement le discours fait est très persuasif et entraîne une réflexion pour le lecteur. Cecile's Blog [28 juillet 2011]